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Les précurseurs |
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Les lignes aériennes |
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Introduction de la poste aérienne |
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Timbres de la poste aérienne |
Les précurseurs
Depuis sa naissance jusqu’à aujourd’hui, le trafic aérien a connu un développement et un rayonnement exceptionnels. Déjà au début 1900, du temps des pionniers, alors que les avions ressemblaient à des cerfs-volants, que les pilotes appelaient eux-mêmes «caisses en fils», on a essayé d’utiliser l’avion comme moyen de transport postal. Alors que l’on cherchait différents moyens pour acheminer le courrier, l’ombre de la Première Guerre mondiale arrivait.
En Suisse, on essayait de tirer parti de
cette invention dans des domaines civils, alors que dans le reste du monde, on
pensait à l’aviation sur le plan militaire.
Dans notre pays, les pionniers de
l’aviation avaient pour noms Oskar Bider, Armand Dufaux, Charles Favre, Henry
Kramer et bien d’autres. Ceux-ci parcouraient la Suisse en faisant des vols de
propagande, et dans la plupart des cas, ils transportaient du courrier.
La Poste autorisa les organisateurs à créer
des vignettes postales afin de financer les vols. Toutefois, il fallait
affranchir les plis avec en plus des timbres courants afin de pouvoir les
envoyer plus loin.
Ces timbres semi-officiels virent le jour
en 1913 avec le consentement des
Postes, lors des «Journées de l’aviation»
qui eurent lieu à Sion, Aarau, Berne, Bâle, Herisau, Langnau, Berthoud,
Laufon, Liestal et Lugano. Ils furent oblitérés avec des tampons postaux
spécialement créés pour ces journées, et qui depuis sont gardés au Musée
de la poste. Les bénéfices ont été reversés au «Fonds pour
l’aviation militaire».
Les philatélistes recherchent ces pièces
à cause de leur histoire. En effet, les cartes et les lettres ayant voyagé étaient
d’une part jetées directement depuis l’avion et d’autre part portaient
souvent la signature du pilote.
Ces vignettes sont appelées «Précurseurs» par
les collectionneurs.
Toutes les oblitérations en couleur des «Journées de l'aviation» sont très sensibles. Les couleurs diluent au lavage. De ce fait, le décollement de ces timbres ne doit se faire qu'à sec. Ceci est également valable pour les journées de démonstration des timbres de l'émission de 1923.
«Timbres Précurseurs» - Nos I - II - III - IV - V - VI - VII - VIII - IX - X - XI - 0I
Les lignes
aériennes
Lorsque la Première Guerre mondiale a éclaté,
la Suisse mit tout en œuvre afin de développer la technique de l’aviation.
On construisit des avions de combat, d’observation ainsi que des bombardiers a
plusieurs moteurs pour le transport de grosses charges. Ceci permit à la fin de
la guerre d’avoir une série de machines qui après modifications, purent être
utilisés pour l’aviation civile.
En 1919, une ligne aérienne régulière
Zurich-Berne-Lausanne a été introduite.
Dès novembre 1920, un vol avec du
courrier postal était effectué entre Bâle et Francfort.
En 1922, il a été créé un vol régulier
entre Genève-Zurich-Nuremberg. C’est ainsi que la Suisse entra dans le réseau
des lignes européennes.
L’introduction de la poste aérienne
n’a pas été facile. Beaucoup de vols étaient annulés à cause du mauvais
temps. Les lignes aériennes n’étant pas assez fréquentées et par voie de
conséquence pas assez rentables. Ce service, instauré le 30 avril 1919 fut
supprimé le 31 octobre de la même année.
Timbres de la poste aérienne
Le premier timbre de la poste aérienne a
été émis par les Postes pour le courrier postal de la ligne
Zurich-Berne-Lausanne. Il s’agissait du timbre de 50 centimes vert de la série «Helvetia
avec épée». Ce timbre fut surchargé avec l’insigne de l’aviation
militaire suisse, ceci en rouge. Sur un million et demi de timbres prévus pour
la vente, seuls cinq cent mille furent utilisés. C’est ainsi que ces premiers
timbres de poste aérienne d’une durée d’environ six mois donna un résultat
négatif.

Le deuxième timbre de la poste aérienne
sortit en novembre 1920, mais cette fois pour une ligne hors de la Suisse. Il
s’agissait de la ligne Francfort-sur-le-Main-Lörrach-Francfort. Ce service aérien
faisait la liaison depuis Francfort avec les trains de nuit de Berlin, Cologne
et Leipzig. A Lörrach, ce service aérien prenait le courrier de nuit en
provenance de Genève et Milan, ainsi que celui du matin de Berne et Zurich.

Pour cette taxe aérienne, on utilisa à
nouveau un timbre de la série «Helvetia avec épée», soit le timbre de 30 centimes, également surchargé de l’hélice rouge.
Pour le courrier par avion, la poste aérienne suisse s’est d’abord
efforcée d’offrir des relations à bon compte avec les lignes étrangères
pour le courrier.
Le 1er juin 1922, la société
aérienne suisse «Ad Astra» prit en charge la liaison aérienne Genève-Zurich-Nuremberg
qui avait une correspondance avec la ligne allemande
Berlin-Leipzig-Nuremberg-Munich-Augsburg. Cette ligne était spécialement
destinée au transport du courrier à destination de l’Allemagne du Nord et de
l’Est, de la Scandinavie et des Etats baltes.
Durant ces années, ont dut supprimer, sur
la plupart des lignes aériennes, les vols effectués pendant l’hiver, ceci à
cause des mauvaises conditions atmosphériques. Chaque printemps, ces lignes étaient
remises en services et des améliorations étaient entreprises.