puce   Les retouches (suite)

Pour retoucher les emplacements défectueux ou usés sur les planches, on a utilisé principalement deux instruments, le burin ou échoppe et la roulette. Le burin sert à redessiner les lignes de la gravure (il a parfois été fort mal utilisé !) et la roulette sert à creuser des pointillés ou de petits traits plus ou moins alignés à la surface de la planche d'impression.

Retouche au burin de la moitié gauche du timbre Retouche à la roulette de l'ovale en entier Fine retouche au burin de part et d'autre de la tête Retouche moyenne au burin à gauche en bas dans l'ovale
Retouche grossière au burin entre la tête et la lance Fine retouche au burin à droite dans l'ovale Retouche moyenne au burin à droite dans l'ovale Retouche grossière au burin de part et d'autre de la lance
Retouche à la roulette et au burin à gauche de la lance Retouche à la roulette et au burin entre la tête et la lance Fine retouche à la roulette entre la tête et la lance Retouche plus grossière, par traits à la roulette, de part et d'autre de la lance
Retouches plus grossières à la roulette, par point, ainsi qu'au burin dans tout l'ovale Fine retouche à la roulette, par traits, à gauche dans l'ovale Retouche plus grossière à la roulette, par traits, dans tout l'ovale Retouche plus grossière à la roulette, par points, à droite dans l'ovale, fine retouche au burin dans le haut de la robe

Mis à part le burin et la roulette, un troisième instrument fut encore utilisé pour retoucher les planches. Il s'agit du polissoir ou brunissoir. Cet outil sert à atténuer les traits d'une gravure trop profondément creusés, donc trop larges. Il améliore également la surface des planches lorsqu'elle est trop bombée, ou lorsqu'elle est atteinte par la corrosion. La corrosion se traduit sur les timbres par des zones vérolées, envahies de petits points fins et nombreux, qui donnent au papier une coloration indésirable dans la robe, les marges, etc. 

L'origine de ces emplacements pointillés peut aussi être un dépôt de cuivre à la structure cristalline trop grossière sur la cathode lors de la confection des planches dans le bain galvanique. Ces dépôts se produisent surtout lorsque le bain est insuffisamment concentré. 

On passe le polissoir sur les emplacements défectueux de la planche, en appuyant légèrement, ce qui a pour effet d'en égaliser la surface; l'encre ne pourra alors plus s'y accrocher. Par la même occasion, les flancs des traits de la gravure vont se rapprocher légèrement et vont donc imprimer des traits plus fins. 

Voici quelques exemples de timbres provenant des mêmes cases d'une même planche, avant et après le travail au polissoir. Ce genre de retouche ne peut être décelé que si l'on place côte à côte les deux états (avant et après). Pour cette raison, ils ne sont pas catalogués. 

           


L'illustration des retouches

Le texte descriptif a été établi de façon aussi claire et concise que possible. Dans les illustrations qui suivent les tabelles, la plupart des retouches de l'ovale ont été reproduites, ainsi qu'un choix de retouches des encadrements. A côté de chaque photographie se trouve une petite reproduction, qui précise la forme et le caractère de la retouche. 

Comme les illustrations sont fortement agrandies, souvent, seule une partie du timbre est agrandie. Lorsque la retouche est particulièrement étendue, il est présenté soit deux illustrations partielles, soit le timbre complet. On trouvera en outre les indications complémentaires suivantes : 

- Au-dessous des reproductions, la position du timbre dans la planche lorsqu'elle est connue, signalée par un symbole []. 

- Au-dessous des reproductions, le numéro d'ordre de la retouche qui figure dans la tabelle. Plusieurs retouches sont parfois groupées sous un même numéro d'ordre. 

- Les pointes de flèches, sur les reproductions, permettront de situer plus rapidement les retouches lorsqu'elles ne sont pas très étendues. 

- Les zones usées ont été encadrées sur les reproductions et mises elles aussi en évidence par une pointe de flèche. Parfois la présence d'une usure, même petite, permet d'identifier une case donnée. 

- Toujours sur les reproductions, il est mentionné les petits points, traits, taches, etc. qui servent de repères de cases. Ils sont désignés par de petites flèches. Ces repères suffisent en général pour identifier la case porteuse d'une variété ou d'une retouche, et conduisent ainsi avec sûreté au numéro d'ordre de la tabelle des retouches des émissions. Souvent ces repères sont extrêmement fins et n'apparaissent que faiblement sur les photographies, soit pour des raisons techniques, soit parce qu'ils sont couverts par l'oblitération. Il est évident qu'ils sont suffisamment visibles sur les timbres eux-mêmes.


| Les variétés |

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| Usures et défauts de planches - Double moletage - Défauts de planches |

| Les retouches - Introduction - Cas-limites entre variétés et retouches |

| Les retouches - L'illustration des retouches |

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