9 mars 2004 - 100 ans de la FIFA - No 1110

18 timbres - Valeur faciale CHF 18.-

En 2004, la Suisse célèbre les cent ans de la FIFA. A cette occasion, un feuillet de dix-huit timbres à CHF 1.- est émis.

La Fédération Internationale de Football Association (FIFA) fut constituée le 21 mars 1904. Seules quatre disciplines sportives s'étaient alors dotées d'un organisme international : la gymnastique (1881), l'aviron et le patinage de vitesse (tous deux en 1892), le cyclisme (1900), auxquelles il faut ajouter le Comité international olympique (1894).

Le format du timbre, dont le sujet a été spécialement adapté, est celui d'un fanion - ce symbole de l'amitié que l'on agite lors d'un match de football ou à l'occasion d'une fête.

Il s'agit du premier timbre perforé émis par la Poste suisse sous cette forme.


9 mars 2004 - 50 ans du CERN - No 1119

10 timbres - Valeur faciale CHF 18.-

Le CERN, l'Organisation européenne pour la recherche nucléaire, fête ses 50 ans. Un demi-siècle de recherche fondamentale, en quête de l'infiniment petit et des origines de l'Univers que La Poste suisse célèbre en émettant un feuillet de dix timbres à CHF 1.80.


6 mai 2004 - Zeppelin NT - No 1121

10 timbres - Valeur faciale CHF 18.-

Le Zeppelin NT est également à l'honneur dans l'année 2004. Un feuillet de dix timbres à CHF 1.80 est émis.

Contrairement à une idée reçue, ce n’est pas la catastrophe de Lakehurst qui a sonné le glas du Zeppelin, mais bien la terrible Seconde Guerre mondiale. Ces ballons dirigeables n’étaient en effet d’aucune utilité militaire. C’est pourquoi Göring, alors ministre de l’Armée de l’air, ordonna leur destruction en 1940 ainsi que celle des hangars qui les abritaient à Francfort.

La guerre donna un tel essor à l’aviation que celle-ci, une fois la paix retrouvée, se trouva capable d’assurer le trafic transatlantique, jusqu’alors réservé aux zeppelins. Il n’y avait donc plus aucune raison d’investir dans le développement des aérostats. Les avions se mirent à voler de plus en plus vite et de plus en plus haut, avec des hublots de plus en plus petits, si bien qu’aujourd’hui il faut passer des films aux passagers pour qu’ils ne s’ennuient pas. L’époque où voyager était un art et un plaisir est révolue. On ne voyage plus, on se déplace, sans même jeter un oeil sur les paysages survolés.

Contrairement aux avions, les aérostats volent à faible vitesse et à basse altitude, sans bruit ni vibrations, et leurs fenêtres sont immenses. Ils sont en outre nettement moins voraces en termes de carburant consommé par tonne déplacée au kilomètre. Il s’agit donc d’un aéronef idéal pour reprendre goût au voyage et savourer le paysage.

C’est pourquoi l’on s’est demandé en 1988, à Fiedrichshafen, s’il ne serait pas judicieux de développer de nouveaux aérostats remis au goût du jour. Une option que les études de faisabilité et de marché ont validée.

La question était dès lors de savoir comment rattraper d’un seul coup 60 ans d’une évolution tumultueuse comme celle qu’a connue l’aviation. Le monde avait beaucoup changé depuis les années 30. L’hydrogène, gaz porteur léger et bon marché mais trop inflammable, devait être remplacé par l’hélium, ininflammable mais cher, ce qui excluait l’utilisation d’un système de lest pour réguler l’altitude. Exclu aussi de pouvoir entretenir une équipe au sol pouvant compter jusqu’à 120 personnes.

On s’est bien sûr orienté vers des matériaux modernes, tels que la fibre de carbone, et vers de nouveaux textiles pour l’enveloppe, mais ce n’était pas suffisant. Il fallait innover. On a donc construit un vaisseau dit semi-rigide, la carène étant soutenue par une structure intérieure triangulaire rigide qui supporte les principales contraintes externes : système de propulsion, nacelle et empennages. Les forces s’exerçant sur toute la surface (vent) sont en revanche compensées par la légère pression du gaz à l’intérieur de l’enveloppe, comme sur les ballons souples («blimps»). Les trois propulseurs à hélice sont orientables, pour éviter d’avoir à transporter du lest, et l’hélice à la poupe est orientable latéralement, ce qui permet de diriger le ballon vers la gauche ou la droite même à l’arrêt. Résultat : même les experts n’auraient jamais cru possible que le Zeppelin NT puisse être rendu maniable à un tel point.

C’est le seul aérostat au monde qui puisse décoller et atterrir avec une équipe au sol limitée à trois personnes. Par manque de locaux appropriés, le premier Zeppelin NT a été construit dans la Halle n° 10 de la «Messe Friedrichshafen». Pour limiter les risques à la fois techniques et économiques – sans compter les restrictions imposées par la taille même du bâtiment qui abrite l’appareil – il a fallu se limiter à un ballon
plutôt petit (8200 m3), ce qui ne l’empêche pas d’être actuellement le plus grand aéronef moderne au monde.

Le Zeppelin NT a enfin pu sortir de sa halle le 8 août 1997. Les pilotes, qui n’avaient jusqu’ici volé que sur des blimps, dont la conception est totalement différente, ont disposé d’une cinquantaine d’heures pour s’exercer au maniement de l’appareil, attaché à un mât. Le vol inaugural eut lieu le 18 septembre 1997, devant quelque 25 000 spectateurs. Scott Danneker (pilote), Stefan Unzicker (copilote) et Jürgen Fecher (ingénieur) ont décollé à 18h46 et ont disposé de 40 minutes pour se familiariser avec l’appareil en vol avant d’atterrir à l’aéroport de Friedrichshafen. Plus de 600 vols d’essais en vue de sa certification par les autorités ont permis d’apporter une quantité d’améliorations.


7 septembre 2004 - Protection suisse des animaux PSA - Nos 1130 à 1132

       

6 timbres - Valeur faciale CHF 7.80              6 timbres - Valeur faciale CHF 7.80

6 timbres - Valeur faciale CHF 7.80

Trois feuillets comprenant six timbres de CHF 0.85, CHF 1.00 et CHF 1.30 sont émis par la Poste suisse. Ils sont dédiés à la protection suisse des animaux PSA et représentent le chat, le hérisson et le cochon.


7 septembre 2004 UNESCO - «Patrimoine de la Suisse» - No 1137

6 timbres - Valeur faciale CHF 6.-

La suite de l'émission consacrée à l'UNESCO - «Patrimoine de la Suisse» nous gratifie d'un feuillet de six timbres de CHF 0.90 du Monte San Giorgio.

La valeur exceptionnelle du Monte San Giorgio tient à ses roches stratifiées qui ont permis de progresser dans l'exploration et la compréhension de l'histoire géologique des Alpes du sud. Le Monte San Giorgio nous renseigne en effet sur une période allant de l'époque carbonifère (350 millions d'années) à l'époque crétacée (100 millions d'années).

L'inscription du Monte San Giorgio au Patrimoine Mondial de l'UNESCO a eu pour conséquence le développement, à partir de 2004, de différentes initiatives d'exploitation durable de l'ensemble du mont comme, par exemple, la création de sentiers didactiques (sur les thèmes de la géologie, de la botanique, de l'archéologie industrielle, etc.) et la réalisation d'un nouveau musée des fossiles à Meride qui servira de centre touristique au Monte San Giorgio.


 

| 1982 - 1999 | 2001 - 2002 | 2003 | 2004 | 2005 | 2006 |