puce

«Rayon I» bleu clair

puce

«Rayon III» rouge

«Rayon I» bleu clair

30 mars 1851 - «Rayon I», bleu clair à croix non encadrée

Le 2 mars 1851, le «Rayon I» bleu foncé a été remplacé par le «Rayon I» bleu clair dont l’impression s’est faite en deux couleurs. Il a été mis en circulation le 30 mars 1851.

 

 

Comme déjà dit, l'impression en trois couleurs posa beaucoup de problèmes au lithographe Durheim. Toutefois, il a toujours considéré comme un honneur de pouvoir livrer à temps ce dont les postes avaient besoin. Chaque feuille devait être imprimée trois fois. La mise en place des clichés était longue et coûteuse de par le temps nécessaire à sa réalisation.

C'est alors que l'on chercha un moyen afin de simplifier le procédé de fabrication par l'impression en deux couleurs seulement. Un essai avec un «Rayon II» jaune a été effectué. A la place d'avoir un fond jaune, le «Rayon II» a été imprimé sur du papier jaune. Cet essai a été abandonné.

L'impression en deux couleurs, soit en bleu et rouge remplaça celle en noir rouge bleu foncé. Le «Rayon I» bleu clair est parvenu aux offices postaux et a été mis en vente dès le 30 mars 1851.

M. Durheim prépara encore deux pierres pour l'impression en noir de l'émission des bleu foncé, puis il prépara sept autres pierres pour imprimer les bleu clair.

30 mars 1851 -  «Rayon I», bleu clair à croix encadrée

Comme pour les «Rayon II» jaune, il procéda à un premier tirage alors que la croix était encore encadrée. Ces quelques feuilles furent également mises en vente dans les offices postaux. Ces timbres sont également d'une très grande rareté, puisque seulement 18 pièces sont connues.

Un grattage de l'encadrement de la croix a été effectué, mais pas toujours de façon très soignée. Aussi sur certains tirages de «Rayon I»  bleu clair sans encadrement, il existe des traces assez importantes de l'encadrement gratté. Bien entendu, les faussaires en ont profité pour le retoucher à la main afin d'en faire un encadrement complet.

Les différentes pierres d'impression ont été dénommées ainsi :



Courant août 1851, le Département des Postes introduisit une forme unique pour l'annulation des timbres, à savoir une grille à 15 barres.

Réforme monétaire

Dans l’optique d’une réforme monétaire, le retrait des timbres «Rayon» a été décrété par la Direction des Postes pour le 25 décembre 1851, car au 1er janvier 1852, le Conseil fédéral devait adopter la monnaie française comme monnaie unique pour toute la Suisse, car il faut savoir que pour toutes les émissions de timbres précédentes et y compris celle-ci, c’est l’ancien franc suisse qui servait de base monétaire. Le canton de Genève, dont la monnaie était le franc français a dû de convertir les taxes et compter le timbre de 5 Rappen (7,15 centimes) à 8 centimes.

De ce fait, entre le 25 décembre 1851 et le 1er janvier 1852, nous trouvons des lettres avec le cachet «Franco», ceci car la commande d’une nouvelle série de timbres «Helvetie assise non dentelée» à l’imprimerie a posé problème pour le délai de livraison.

Effectivement, le 1er janvier 1852, le Conseil fédéral adopta la monnaie française comme seule monnaie valable pour toute la Suisse.

A cette date, la série de timbres «Helvetie assise non dentelée» n'étant toujours pas terminée, les anciens timbres «Rayon» furent remis en circulation, soit 5 et 10 centimes de la nouvelle monnaie.

Les taxes pour les lettres jusqu'à un demi lot (7,5 grammes de plomb) étaient les suivantes :


Rayon I         (Jusqu'à 2 lieues)              5 (nouveaux) centimes

Rayon II        (De 2 à 10 lieues)             10 (nouveaux) centimes

Rayon III       (Plus de 10 lieues)           15 (nouveaux) centimes


«Rayon III» rouge

Suite au changement de tarifs, on a émis le troisième «Rayon» de couleur rouge, un 15 Rappen également fabriqué par le lithographe Durheim à Berne.

A la base, le Département des Postes avait prévu la fabrication d'un nouveau timbre avec impression en relief. Cette fabrication posa tellement de problèmes techniques qu'elle fut irréalisable.

1er janvier 1852 - «Rayon III» à petits chiffres (rappen)

Comme le temps pressait, on décida de la fabrication d'un timbre unicolore. Pour le créer, M. Durheim prit la deuxième et la troisième rangée de la planche des «Orts-Post» et les façonna de manière à créer le «Rayon III», ceci en modifiant le dessin de la valeur et en remplissant l'écusson avec des lignes verticales.

 

1er janvier 1852 - «Rayon III» à petits chiffres (centimes)

Pour la Suisse romande, ce timbre fut imprimé avec la valeur en centimes. Comme pour les «Orts-Post» et «Poste-Locale», l'on ne tint pas compte de la région linguistique. C'est ainsi que l'on trouve les deux types dans les deux régions.

       L'impression de la nouvelle série de timbres «Helvetie assise» se faisant toujours attendre, on dut faire de nouveaux tirages de l'émission des «Rayon III».

Avril 1852 - «Rayon III» à grands chiffres

Le lithographe utilisa alors la quatrième et la cinquième rangée de la pierre originale des «Orts-Post». Contrairement aux deux précédentes émissions, M. Durheim ne fit plus attention aux deux langues. Par contre, il grava les chiffres de la valeur plus grands que sur les deux premières émissions.

     

Ces dix blocs de dix timbres ont été reportés dix-huit fois sur la pierre d'impression, ce qui a donné une planche de 180 pièces.

Ces feuilles étaient distribuées aux guichets postaux découpées en fragment de 20 pièces.

Période de validité des timbres fédéraux, jusqu’au 30 septembre 1854.


| Orts-Post - Poste Locale | Rayon I bleu foncé - Rayon II jaune |

| Rayon I bleu clair - Rayon III rouge |