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Oblitérations fédérales

Lors de l'émission des premiers timbres fédéraux, le 5 avril 1850, la Confédération indiqua, comme moyen d'oblitérer les timbres, l'apposition d'un timbre de lieu. Il était également loisible d'annuler les timbres en les marquant d'une croix à la plume, à l'encre noire. Le timbre de lieu dont il est parlé ci-dessus se compose, soit simplement du nom d'une ville, sans encadrement, en caractères droits ou penchés, soit du nom de ville accompagné d'une date.

       

L'oblitération à la plume, qui, d'après les prescriptions fédérales, devait se faire à l'encre noire, se trouve très souvent en carmin. Cette oblitération est, du reste, bien meilleure que la noire, l'encre carmin traversant complètement le papier des timbres.

 

Le 9 septembre de la même année parut une instruction modifiant celle du 5 avril. L'oblitération devait se faire au moyen des deux lettres PP (port payé), appliquées sur chaque timbre. L'oblitération à la plume n'était plus autorisée que pour les dépôts de poste qui ne possédaient pas le timbre PP. Cette dernière oblitération devait être alors apposée sur les timbres, malgré la croix à l'encre, au premier bureau de poste qui recevait les lettres.

L'oblitération PP se trouve en bleu, en noir, en rouge et en vert. Il en existe un très grand nombre de types et il n'est pas possible ici de les reproduire tous. Leur étude ne présente qu'un intérêt secondaire, puisque l'oblitération n'était pas toujours faite par le bureau de départ. 

Le 22 octobre 1850, une nouvelle circulaire modifia les instructions précédentes. L'Administration, après avoir fait remarquer que beaucoup de timbres-poste étaient insuffisamment oblitérés et pouvaient servir plusieurs fois, donnait aux employés des postes une grande latitude dans les timbres à employer pour cette opération. En effet, après avoir indiqué comme officielles, en quelque sorte, les oblitérations par les timbres PP (port payé), PD (port payé jusqu'à destination), ou Franco, elle autorisait les bureaux de poste à annuler les timbres à l'encre, ou par toute espèce de sceaux en leur possession, pourvu que l'empreinte fût bien évidente. Cependant, l'Administration prescrivait que toutes les oblitérations au tampon fussent faites à l'encre noire, et donnait même la formule de l'encre à employer .

Cette dernière mesure ne fut pas observée partout, car on rencontre encore à cette époque, bien que plus rarement, des oblitérations rouges, bleues et même vertes.

Les timbres PD (port payé jusqu'à destination) et Franco se présentent aussi en types nombreux.

                     

Par suite de l'autorisation donnée, un grand nombre de bureaux de poste employèrent des cachets spéciaux.

Les traités avec la France (25 novembre 1849), avec la Belgique (12 novembre 1849), avec la Sardaigne (21 octobre 1850), par exemple, prescrivent le timbre PD (port payé jusqu'à destination) pour les lettres, journaux et imprimés affranchis jusqu'à destination. Le traité franco-suisse indique le timbre P. et le traité passé avec la Sardaigne, le timbre PF., pour les lettres affranchies seulement jusqu'à la frontière (?). Ce dernier traité indique encore le timbre RL pour les lettres provenant du rayon limitrophe (par exemple, les lettres des cantons de Vaud et Genève, à destination de la Savoie). Ces timbres n'étaient pas nécessairement apposés sur le timbre-poste, mais se rencontrent cependant comme oblitérations.

 

On trouve également, servant au même usage, des indications de service, telles que Chargé, Recommandé ou Recommandirt, Officiel, D Bu (donné au bureau), N. Abg. (Nach Abgang - Après le départ), N. P. Schl. (Nach Post Schluss - Après la fermeture du bureau), Zu wenig frankirt (Affranchissement insuffisant), grands chiffres 5 ou 10, etc.

Le 1er août 1851, l'Administration décida de doter tous les bureaux de poste de timbres d'annulation identiques (grilles). Le 1er août 1853, elle fit aussi fabriquer des tampons spéciaux pour les dépôts de poste les plus importants. Ces tampons portaient le nom du bureau ou du dépôt, le quantième, le mois et l'année du jour d'emploi. Les tampons des bureaux portaient, en outre, l'indication de la fraction du jour (matin ou soir), les heures et les demi-heures. A Berne, on notait même le quart d'heure.

En 1854, l' Administration chargea M. Küster, à Berne, de faire une étude raisonnée des divers modes d'annulation des timbres-poste. M. Küster procéda à cet effet à de nombreux essais d'oblitération et de lavage de timbres et, dans son rapport en date du 1er octobre 1854, il préconisa fortement le système employé en 1851 et consistant en une série de sillons parallèles formant un losange. Le 7 décembre 1854, l'Administration imposa à tous les bureaux et dépôts le type d'oblitération indiqué par M. Küster et qui fut, employé presque seul jusqu'en 1857.


D'après ce qui précède, voici les différentes marques que l'on rencontre sur les timbres fédéraux.

1° Orts Post, Poste locale et Rayons

Nous trouvons d'abord sur ces timbres certaines oblitérations cantonales, telles que la rosette de Zurich et le quatrième type de Genève. Puis viennent les timbres de lieu indiqués précédemment, les marques PP, PD et Franco, avec ou sans encadrement, des grilles diverses, des timbres à date et enfin la grille de la Confédération. Ne sont notées ici que les annulations principales et il n'est pas parlé de diverses griffes spéciales, comme les cercles concentriques de Bienne, le fleuron de Pfyn, etc., qui sont indiqués sur les planches dans la partie cachets.

2° Helvetia assise

On retrouve en 1854 et 1855 une partie des oblitérations précédentes (timbres de lieu PP , PD, etc.), mais la grande majorité des timbres du type 1854 sont annulés à cette époque avec les timbres à date ou la grille de la Confédération. En 1856, celle-ci seule figure sur les timbres. Au contraire, dès le mois de juin 1857 les timbres à date reprennent le dessus et finissent par triompher complètement.


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